par Anne 2m2m | Jan 16, 2026 | cat INTERVIEWS | 0 commentaires

Une heure.
Une conversation enregistrée.
Et cette impression nette : rien d’inutile, rien de superflu. Juste l’essentiel, posé avec précision.

Quand Adèle parle de contrôle, elle ne théorise pas. Elle sait. Elle pratique. Elle connaît les gestes, les temps, les pièges aussi. Le contrôle n’est pas un jugement — c’est un regard.

Contrôler, c’est voir juste

Dès les premières minutes, le cadre est posé.
Ce dont elle veut parler.
Ce qu’elle ne souhaite pas partager.
Et surtout : ce qu’elle peut apporter concrètement.

Pas de fioritures. Pas de bla-bla.
Straight to the point.

La discussion est fluide, confortable. Pourquoi ? Parce que tout est clair. Le contrôle, pour Adèle, commence toujours par là : savoir ce que l’on regarde, pourquoi on le regarde, et à quel moment. Vous contrôlez quoi, exactement ?

Une formation classique… devenue force

Son parcours est clair, structuré, presque scolaire — et paradoxalement salvateur.
Là où l’école peut parfois échouer à transmettre par l’abstrait, Adèle a su hacker ses propres difficultés en rendant l’apprentissage concret, pratique, incarné dans l’atelier.

Elle parle à tous.
Aux joailliers.
Aux chefs d’atelier.
Aux Maisons.

Elle traduit les mots en actions joaillières. Elle décrypte le savoir-faire, mesure ce que chaque geste fait gagner ou perdre en temps. Les joailliers savent-ils à quel point elle est leur meilleure alliée ?

Un œil extérieur, précis et bienveillant

Son regard est professionnel. Attentif. Méticuleux.
Il va au-delà de ce qui se voit immédiatement.

Contrôler sans critiquer.
Accompagner sans remettre en cause le savoir.
Réajuster sans alourdir.

Parce qu’un joaillier, seul sur sa pièce, peut perdre le recul nécessaire. Le contrôle devient alors un garde-fou : il redonne un cadre, un périmètre, une vision globale. La bienveillance — mot parfois oublié — redevient ici centrale.

La “liste de courses” du contrôle

J’ai particulièrement aimé cette image qu’elle utilise :
le contrôle comme une liste de courses.

Que faut-il vraiment vérifier ?
Qu’est-ce qui se voit ?
Qu’est-ce qui ne sert à rien de perfectionner à l’excès ?

Ne pas perdre de temps sur l’invisible inutile.
Trouver l’équilibre — toujours délicat — entre ce qui est demandé et ce qui est fait. Le contrôle n’est pas là pour remplacer un chef d’atelier, mais pour travailler au plus près des joailliers, au cœur du réel.

Créer son métier, former des pairs

Adèle n’a pas seulement trouvé sa place.
Elle a créé son métier.

Comprenant les besoins des Grandes Maisons qui délèguent, et ceux des ateliers qui fabriquent, elle a su former d’autres profils comme le sien. Pour avancer sur des projets ambitieux. Pour rendre les équipes plus autonomes, plus solides, jamais en position de faiblesse.

Au centre : les attentes du client.
Autour : les ateliers, les gestes, le temps.
Entre les deux : son regard.

Le contrôle ne s’improvise pas.
Il s’exerce avec méthode, recul et humanité.

Adèle incarne cette fonction rare : un œil extérieur, précis, profondément respectueux du geste joaillier. Un atout pour chacun. Parce qu’au bout du compte, un bijou réussi, c’est aussi une histoire de justesse — et de regard.

👉 Pour découvrir son parcours : Adèle Douay-Poiget – Contrôle qualité joaillerie
🔗 LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/ad%C3%A8le-douay-poiget-controlequalitejoaillerie693735266/

Et comme toujours…
un bijou est une histoire.